Certes, je fais un doublon, mais j'en suis conscient et j'espère donner une deuxième vie à cette question oubliée : Que lisez-vous ?
Peut-être ne lisez vous pas, et là, je citerais Mark Twain qui dit "The man who does not read good books has no advantage over the man who can't read them."
Ce qui donne dans notre langue : "Celui qui ne lit pas de bons livres n'a aucun avantage sur celui qui ne sait pas (les) lire"
Pour ma part j'ai commencé à lire très tard, il y a un an exactement. Comme on ne rattrape pas le temps perdu, je fais en sorte de ne pas rater le présent. J'ai lu une trentaine de livres cette année, et c'est très plaisant. C'est aussi un peu pour ça que je créé ce post, peut-être que grâce à ça, certains découvriront les merveilles de la littérature. Car il faut de la chance, à défaut d'envie, pour trouver sa porte d'entrée, et les œuvres qui nous feront rêver. En effet, il y en a toujours des merveilles qu'on se soupçonne pas. Malheureusement, étant forcé, jeune, à lire, on en perd souvent son libre arbitre et son envie, et c'est bien dommage. Le système scolaire est selon moi castrateur à bien des égards.
En ce moment je lis "Le Maître et Marguerite", grand œuvre et chef d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, écrivain russe de la première partie du XXe. Il vécut sous l'oppression soviétique et son héros est un peu son alter égo. Il connut la censure et la misère, cette œuvre achevée en 1940 peu avant sa mort n'est parue qu'en 1967, et un tiers fut alors censuré par le régime soviétique.
Ce livre est riche car il a plusieurs facettes, d'abord l'humour russe, bien spécifique, corrosif et satirique, empreint de beaucoup d'ironie, et celui-ci s'applique à la critique, voire la satire, du Moscou stalinien. C'est aussi une allégorie philosophique qui s'appuie sur le Faust de Goethe (œuvre majeure de la littérature allemande mettant en scène le diable, Méphistophélès), on y retrouve le diable dans une dimension fantastique. Ce livre est d'une richesse insondable, on y rencontre une multitude d'analogies et de références, sans compter la diversité des personnages, soit antipathiques soit attachants et sympathiques, comme le diable lui-même, et ses acolytes, dont un gros chat noir particulièrement pragmatique. Bref, c'est un chef d’œuvre et j'en parlerai volontiers plus en détail aux personnes intéressées.
Ceci étant dit, que lisez-vous si vous lisez, et peut-être écrivez-vous aussi ?























