Le jour J, souvent ce sont des chiffres, des données : plus de 5 000 navires, plus de 10 000 avions, 9 divisions ou parties de divisions, soit environ 120 000 hommes amenés par mer ou par air, présentes du coté allié, opposés à 30 000 soldats des troupes allemandes ou de l’axe (on ne compte ici que les troupes présentes sur les côtes ou à proximité). Ce sont aussi des pertes : près de 5 000 tués ou disparus du coté allié, environ 8 000 hommes perdus pour les allemands (dont blessés et prisonniers).
Le jour J c’est aussi des hommes, des personnes, du coté allié comme allemand. De ces hommes on connaà®t surtout les « grands », les généraux dont les noms reviennent immanquablement, les Eisenhower, les Rommel, les Montgomery, les Von Runsdtedt et les Bradley.
Mais ce sont aussi des hommes, aux noms moins souvent cités, pour qui le Jour J a été, pour certain le premier combat de cette guerre, pour d’autre une bataille parmi d’autres. Pour quelques uns ce jour a été le dernier, ils ne se sont jamais réveillés le lendemain pour livrer un autre combat. La plupart venaient d’autres pays.
Le Lieutenant Dan Brotheridge était l’un de ceux là . Ce soldat anglais était sorti du rang, envoyé en 1942 à l’école des officiers cadets après avoir été remarqué par un autre soldat qui s’illustrera ce jour là : le Major Howard. Dan Brotheridge s’était entraà®né pendant deux ans, menant ses hommes vers des sommets de préparation. Cette préparation et les qualités de meneur d’hommes dont il faisait preuve amenèrent son commandant à le choisir pour mener l’attaque du pont enjambant le canal de Caen : le célèbre Pegasus Bridge.
Rassemblant rapidement ses hommes, dont le planeur s’était posé à 50 mètres de l’objectif tant convoité, il les mena à l’assaut, son pistolet mitrailleur Sten à la hanche. S’élançant au milieu du pont en ouvrant un feu nourri sur les servant du nid de mitrailleuse à l’autre bout, il lance une grenade au moment o๠une balle le renverse.
Dan Brotheridge s’effondre, ses hommes passent à sa hauteur et en quelques minutes réduisent au silence les troupes placées dans les fortifications et retranchements défendant l’accès au pont.
Récupéré par les infirmiers anglais il est amené au poste de secours oà¹, après lui avoir injecté une dose de morphine le chirurgien tente d’extraire la balle qui s’est logé dans son cou. Peine perdue, la blessure est mortelle, il meurt, dira le médecin, « avec une impression d’intense surprise dans ses yeux »
Dan Brotheridge fût le premier mort allié de cette bataille, il avait 26 ans, il allait être père un mois plus tard. Sa femme vient depuis chaque année au cimetière de Ranville se recueillir sur la tombe de son mari.
Un autre lieutenant a vécu ce jour là , mais de l’autre coté. Le lieutenant Frerking de la 352° Division d’infanterie de la Wehrmacht était stationné dans les fortifications, dans le bunker 62, défendant la plage de Vierville, connue pour les alliés sous le nom de code « Omaha beach ». Ses hommes et lui-même reçoivent le feu des bâtiments de la marine alliée et de l’aviation. Le déluge de feu est impressionnant mais trop imprécis pour entamer réellement la combativité des troupes retranchées au dessus de ces plages. Voyant, quand le brouillard se lève, la formidable armada des navires de débarquement s’avancer vers ses positions le lieutenant Frerking s’étonne : « Bon dieu, ils arrivent ! Ce n’est pas possible, ce n’est pas possible ! ». Son aide, le caporal Heinz Severloh se saisi du téléphone et appelle son QG, « navires de débarquement sur notre gauche, à la hauteur de Vierville, ils foncent vers la plage ». Depuis le Widerstandsnesten 62 Frerking dirige le tir de la batterie stationnée à l’arrière dont les coordonnées de tir ont déjà été prévues et ont reçus des noms de femmes : « cible Dora, toutes les pièces, distance 4850, direction 20 plus, à l’impact ! ». Le caporal Severloh ouvre le feu avec la MG42 dont il a la charge au moment o๠les premières barges de débarquement ouvrent leurs rampes, lançant sur ce qui deviendra « Omaha la sanglante » la première vague d’assaut. Le lieutenant Frerking et ses hommes tinrent le WN62 pendant plusieurs heures, Severloh déclara plus tard avoir touché peut être 2000 hommes avec sa mitrailleuse, pendant que son officier dirigeait le tir de batteries dont les canons commençaient à surchauffer dangereusement et dont les munitions se faisaient rares. A la fin de la matinée un obus tiré par un char Sherman explose au moment o๠il lance un dernier appel au téléphone « tir de barrage sur les plages, tous les tirs sont sûrs de toucher, nous décrochons ». Frerking et ses hommes ont attendus trop longtemps, lui et la plupart de ses hommes meurent dans l’explosion ou en tentant d’échapper aux soldats américains qui ont atteint les retranchements allemands. Severloh lui, survécut et fut capturé le lendemain par les hommes du 2° Ranger. Celui qui déclarait avoir probablement enlevé la vie a des dizaines de soldats américains ce jour là fût par la suite un des vétérans les plus impliqués dans les commémorations du 6 Juin, prônant inlassablement le devoir de mémoire et l’amitié entre les peuples.
Un autre homme, un simple soldat, a vécu ce jour là , lui aussi à Omaha, le débarquement du 6 Juin 1944. Il s’appelait Harry Parley et faisait partie de la compagnie E du 116° régiment d’infanterie de la 29ème division. Lors du briefing o๠on le capitaine Lawrence Madill qui les commandait annonça qu’ils feraient partie de la première vague d’assaut et que les pertes estimées allaient être de 30% au total, jusqu’à 90% pour la première vague, il pensa, en regardant ses camarades : « cela m’attrista de penser à ce qui allait arriver à certain de mes camarades ». Lorsque sa barge touche la plage le 6 Juin le soldat Parley « devint un visiteur en enfer », alors que les embarcations étaient touchées les unes après les autres il n’avait qu’une seule idée en tête, « je me fermais à tout ce qui se passait autour et me concentrais sur la seule idée de suivre ceux qui me précédaient sur la rampe puis dans l’eau ». Au moment o๠il saute de la rampe il coule comme une pierre, entrainé au fond par son lance flamme (il sera l'un des deux seuls soldats équipés de cette arme à survivre à l'assaut), il essaye en vain de défaire le harnais de son arme avant qu’un autre soldat le tire à la surface. Il porte alors près de cinquante kilos d’équipement sur le dos et doit avancer dans l’eau jusqu’à la moitié du corps, au milieu des explosions, des tirs et des hommes qui s’écroulent autour de lui. Il réussit à gagner « le mur », un ressaut de terrain d’à peine un mètre de haut derrière lequel se réfugient ceux qui ont réussi à survivre aux deux cent mètres de sable à découvert. La plupart des soldats qui s’y trouvent sont soit blessés, soit sans armes, ou quand ils ont les armes ils ont perdu les munitions, les officiers et sous officiers essayent de réorganiser des hommes qui souvent ne sont même pas de leur unité. Abandonnant son lance flamme pour un BAR Parley passera presque deux heures derrière ce « mur », essayant de ramener les blessés en sécurité. Il voit alors qu’une ouverture a été pratiquée dans les barbelés et un chemin balisé par le génie dans les champs de mines. Echangeant de nouveau son arme avec un autre soldat contre un M1 Garand il monte le long de la dune, lorsqu’il se retrouve en haut c’est pour trouver deux asiatiques qui s’avancent vers lui les mains en l’air. Plus tard dans l’après midi, s’éloignant de la plage ou les tirs continuent pour rejoindre les zones d’objectifs il doit, avec un sergent d’une autre compagnie, se cacher d’un blindé allemand qui tire vers les plages. Finalement il réussit à rejoindre des membres de son unité et prépare la nuit en essayant de creuser un trou dans la cour d’une ferme normande, le sol, dur comme de la pierre, les empêche. Exténué, hagard, le soldat Parley, 20 ans, passe sa première nuit sur le sol de France assis dos à dos à un de ses camarades, dans la cour d’une ferme, une simple couverture sur les genoux. Harry Parley ce jour là n’a pas, pense-t-il, tué d’allemands, il a tiré bien sûr, mais sans distinguer vraiment de cibles, plus pour passer sa rage de voir ses frères d’armes tomber à ses cotés et pour se sentir moins impuissant face à la boucherie dont il était témoin.
Trois hommes, dont deux ont perdu la vie ce jour là . Il n'est pas question de bons ou de méchants, il s'agit juste d'hommes jeunes, qui combattaient ce jour là parce que leur pays leur en avait donné l'ordre, certains pensaient sûrement qu’ils le faisaient pour une cause juste, tous en tout cas avaient décidé de faire leur devoir. Ces trois hommes sont un exemple, un échantillon des destinées qui se sont parfois arrêtées ce jour du 6 Juin 1944, en Normandie, sur le sol de France.
Souvenez vous de tous, qu'ils soient Anglais, Allemands, Américains, Canadiens, Français. Ils ont combattu, ont tué, ont perdu leur vie, soit pour défendre la liberté soit pour défendre leur patrie. Mais demandez vous pourquoi il a fallu qu'ils meurent et qu'ils tuent ce jour là , rappelez vous pourquoi il a fallu 50 millions de morts dans une guerre lors de laquelle l'opération Overlord n'a été qu'une bataille parmi d'autres, et pas la plus sanglante...
"Il est encore fécond le ventre dont est sortie la bête immonde"
Bertold Brecht.
L’opération Mincemeat
Après le débarquement en Afrique du nord, la suite logique des opérations est un débarquement en Sicile. Le problème est que les deux camps sont d’accord sur ce point. C’est sur ce constat qu’en avril 1943, Ewen Montagu conçoit l’opération Mincemeat, il parvient à convaincre Sir Archibal Nye, chef adjoint de l’état major britannique, et Lord Louis Mountbatten qui dirige le bureau des opérations combinés.
Le but de l’opération est de convaincre l’ennemi que le débarquement de Sicile ne sera qu’une diversion avant le vrai débarquement en Sardaigne et dans le Péloponèse.
C’est le Squadron Leader, Sir Archibald Cholmondley, qui conçoit l’idée d’offrir aux allemands le cadavre d’un homme avec de faux documents. La première idée de Montagu était de faire croire à un parachute qui ne se serait pas ouvert, mais cette idée posa deux problèmes majeurs. En effet, comment expliquer que des documents secrets survolent le territoire ennemi et une autopsie révélerait que l’homme était mort depuis plusieurs jours.
La biographie du commandant Martin
Le commandant Martin des Royal Marines est né à Cardiff en 1907. Il est assigné au quartier général des opérations combinées. Il a une fiancée appelée Pamela à laquelle il vient d’acheter une bague de fiançailles.
C’est quelqu’un d’assez négligent comme en témoigne les factures en retard qu’il porte, une lettre de remontrance de son père ainsi qu’une carte d’identification naval de rechange.
Le cadavre
Le cadavre d’un homme mort d’une pneumonie est utilisé avec l’accord de sa famille. La raison de sa mort permet de faire croire à une noyade.
Une sacoche est accrochée au poignet du cadavre en uniforme. Cette sacoche contient trois lettres : Une lettre signée de Sir Archibal Nye adressé au général Sir Harold Alexander, chef du 18 ème corps d’armée, faisant référence aux futures opérations en Grèce et dans le Péloponnèse.
La deuxième envoyée par Lord Louis Mountbatten à l’amiral Cunningham fait une allusion à la Sardaigne en demandant que Martin lui rapporte quelque Sardines à son retour (La Sardaigne en anglais se dit Sardina).
Afin de justifier l’usage d’une sacoche uniquement pour 3 lettres Mountbatten écrit une lettre demandant à Eisenhower de rédiger une préface à des documents de propagande qui sont ajoutés dans la sacoche.
Une seule erreur est commise qui inquiètera Montagu, la facture de la chemise que porte Martin est glissé dans sa poche. Cette chemise, achetée chez Gieves, le tailleur attitré des marins de sa majesté, a été payée comptant alors que tous les officiers ont un compte.
La mise à l’eau
Le 30 avril 1943, le sous-marin Seraph, commandé par le Capitaine Bill Jewell, jette au large des côtes espagnoles le cadavre doté d’une ceinture de type Mae-West, ceci afin que l’on croit qu’il s’agit d’un accident d’avion en route pour Alger.
Les spécialistes anglais des marées ont calculé que le cadavre échouerait près des côtes de Huelva o๠un agent allemand est particulièrement actif. Sinon la coopération entre les services espagnols et allemands devrait assurer l’arrivée du contenu de la sacoche à Berlin.
L’édition du 4 juin du Times fait état de la mort de Martin. Quelques jours plus tôt, un article faisait état de la mort de plusieurs officiers dans l’accident d’un avion en route pour Gibraltar.
Une réussite totale
Quelques jours plus tard, une communication chiffrée avec Enigma est interceptée : l’Abwehr (services de renseignement allemand) a authentifié les informations.
Hitler fait traverser la moitié de l’Europe à la 1 ère division de Panzer (de France jusque dans le Péloponnèse), multiplie les travaux de défense en Grèce et dans le Péloponèse. Début juin, une formation de torpilleurs est transférée de Sicile vers la Grèce.
Et le 23 juillet 1943, treize jours après l’invasion de la Sicile, Hitler croit toujours qu’il s’agit d’une opération de diversion et envoi Rommel prendre le commandement des troupes stationnées en Grèce.
Qui était Martin ?
L’identité du cadavre est toujours restée secrète comme le souhaitait sa famille. La théorie la plus courante affirme qu’il s’agirait de Glyndwr Michael, mort le 28 janvier 1943. Mais certains affirment qu’il aurait été substitué à la dernière minute avec le corps plus "frais" du marin John Jack Melville, tué dans l’explosion du porte-avions HMS Dasher, le 27 mars 1943.
Aujourd’hui le corps est inhumé dans le cimetière de Huelva.
Nous sommes en 1942. Les Alliés sont dans une situation difficile. Les Allemands ont pénétré très profondément en Russie et l'armée britannique en Afrique du Nord a été repoussée jusqu'en à‰gypte. Presque toute l'Europe est occupée par l'Allemagne et tout ce qui protège l'Angleterre des forces de l'Axe est la Manche.
Les Alliés mettent alors sur pied un projet de raid du port de Dieppe. On sait qu'il est encore trop tôt pour lancer une invasion à grande échelle de l'Europe. Les buts de ce raid sont plutôt de semer la panique parmi les Allemands, de réduire l'intensité des attaques allemandes sur le front Est (permettant ainsi aux Russes de souffler un peu) et de tester les nouvelles techniques et le nouvel équipement militaire sur un vrai champ de bataille.
Le projet de raid est d'abord baptisé «opération Rutter» et devait avoir lieu en juillet. Les soldats, surtout des Canadiens, reçoivent un entraà®nement intensif sur l'à®le Wright à partir du 20 mai. La mauvaise température du mois de juillet remet toute l'opération en question. On décide finalement de la reporter au mois d'août et de la renommer «opération Jubilee».
Le 19 août 1942
Un contingent de troupes alliées essaie de débarquer à Dieppe: il est composé de 5000 Canadiens, 1100 Anglais, une cinquantaine de Rangers américains et une poignée d'hommes de la France libre. L'attaque reçoit également le support de 8 destroyers et de plusieurs avions.
3h00: les unités transportant les troupes de débarquement arrivent sans être vues à environ 8 milles des côtes de Dieppe.
3h30: Les LSI (Landing Ship Infantry), c'est-à -dire les navires de transport et de débarquement de l'infanterie, mettent à l'eau les chalands de débarquement. Les ennuis commencent presqu'aussitôt: la flottille des chalands de débarquement transportant le régiment royal du Canada dévie du cap fixé et n'arrive pas sur la plage au moment voulu.
3h47: La cannonière qui ouvre la voie au commando no 3 est prise dans un groupe de bateaux de pêche allemands armés. Une fusillade d'enfer se déchaà®ne, l'unité anglaise a le dessous et les 20 chalands de débarquement qui transportent le commando no 3 doivent se disperser pour se mettre à l'abri.
Le massacre : Les Canadiens quant à eux, parviennent à rejoindre les points fixés, mais un feu précis et meutrier les cloue aussitôt sur une étroite plage de galets. Les Allemands sont stratégiquement placés au sommet d'une falaise et les soldats, aveuglés par le soleil, sont sans protection. à€ peine débarqués des chalands spéciaux de la marine anglaise, 27 chars légers sont détruits et les assaillants massacrés.
Ron Gervais, soldat dans la 14th Canadian Army Tank Regiment écrira plus tard : «La deuxième vague de LCT qui amenait l'autre moitié des blindés du régiment de Calgary n'a pas été en mesure de débarquer ses chars. Déjà , la situation à terre vue des landing-crafts qui s'approchèrent à quelques dizaines de mètres du rivage, semblait dramatique. Des embarcations en feu, la plage jonchée de cadavres, l'intensité des tirs allemands, le tout nappé d'une fumée dense, laissait entrevoir l'imminence d'un désastre.»
Noà«l Paradis, membre des Fusiliers Mont-Royal écrira encore: «Les Fusiliers du Mont-Royal furent envoyés en renfort par le Commandement allié qui pensait la situation à terre maà®trisée par les unités déjà débarquées; en fait, la fumée masquant le rivage, les transmissions défaillantes entraà®nèrent une interprétation complètement erronée. Les Québécois allaient être envoyés sur la plage en plein chaos, les pertes furent très lourdes et la plupart des survivants finirent la guerre en captivité.»
9h00: Devant l'échec total de l'action, ordre est donné de rembarquer les troupes; 3000 hommes environ. Plus de la moitié des participants restent à terre, tués ou prisonniers. Tous les véhicules, l'équipement et bon nombre d'armes sont abandonnés sur la plage. Hitler dira à ce propos: «C'est la première fois que les Anglais ont l'amabilité de traverser la mer pour offrir à l'ennemi un échantillonnage complet de leurs nouvelles armes!» Le raid est un véritable désastre pour les Alliés.
16h00: Aucune trace dans Dieppe du combat survenu le matin même devant la plage, la vie continue normalement, les magasins sont ouverts.
BILAN:
L'opération fut désastreuse mais personne ne peut imputer cette défaire aux combattants qui participèrent au raid ce jour-là . Les commandants allemands eux-mêmes expliquèrent dans leurs rapports que «le nombre élevé de prisonniers pourrait à première vue faire douter de la valeur des unités canadiennes et britanniques impliquées dans le raid mais il n'en est rien. Les soldats ennemis, surtout des Canadiens, ont prouvé leur habileté et leur courage partout o๠il leur était possible de se battre. Ce n'est pas un manque de courage de leur part mais plutôt la concentration de notre artillerie défensive et la présence de notre infanterie lourde qui les empêcha de gagner du terrain.» (extrait des rapports des majors du 81ième Corps et de la 302ième Division allemande).
à€ ce jour, les historiens sont en désaccord quant à l'utilité de cette opération. Pour certains, il ne s'agit que d'un massacre sanglant et insensé qui utilisa les soldats canadiens comme de la chair à canon. Presqu'aucune des installations visées n'a été atteinte et seulement une faible proportion de la force de débarquement a pu être évacuée. La liste des pertes est longue: 3600 hommes, 106 avions, 1 destroyer, 30 chars d'assaut et 33 chalands de débarquement sont perdus. Les Allemands, eux, n'ont perdu que 600 hommes et environ une cinquantaine d'avions.
D'autres y voient des conséquences positives. Le raid de Dieppe avait pour but de fournir de l'expérience de bataille pour les troupes et d'obtenir de l'information quant aux méthodes de défense des Allemands. Les leçons de l'opération, quoique amères, sont très importantes quant à la difficulté de capturer un port défendu et à la nécessité d'un bombardement préliminaire. Ces leçons durement acquises serviront lors de l'opération «Overlord» en 1944 et premettront une brillante victoire au camp des Alliés.
Les soldats canadiens auront leur revanche, deux ans plus tard, lorsqu'ils débarquèrent à Juno et libérèrent Dieppe le premier septembre 1944.
oui enfin j'aimerais juste qu'on soit bien d'accord: le texte est de moi, ce n'est pas un copier collé tout bête pour lequel on aurait aussi bien pu donner l'url en lien...
Question conne : c'est le même texte chaque année qui est ressorti ou il est différent ? ^^
nan chad se fait chier à nous pondre un truc chaque année en relation avec le sujet et totalement authentique et personnel.... Donc un peu de respect pour son boulot...
authentique au maximum, pour le personnel là par contre j'avoue que je plonge mes mimines avides dans d'excellents bouquins comme "D-Day" de Stephen Ambrose, "the Longest Day" de cornelius Ryan et encore bien d'autres.
et à bien d'autres qui, il est vrai, ont donné et continuent de donner de leur temps pour faire tourner DoDfrance dans des proportions que je n'approche même pas. Pour ce qui est de l'histoire des anciens comme Chalchal et Larry ont apporté énormément en ce domaine.
J'ai fait un petit hommage sur le site de ma team, mais à 23h00 j'avais la tête à pondre que quelques lignes (c'est déjà ça). Me suis dit, tiens vais aller voir sur dod france pour regarder si ils ont mis un truc, et je tombe sur ce beau texte de Chad, bravo !
Sa donne envi d'aller rajouter des lignes en plus à mon ptit truc
Bravo, Le Chad, je passais par là et ça fait plaisir de te lire, surtout à travers un lyrisme si recherché. C'est beau, vraiment, merci, je regrette pas de m'être arretté de nouveau ici
un grand bonjour en passant à tous les potes...